jeudi 18 janvier 2018

Les vierges sages et les vierges folles


Les vierges sages et les vierges folles

Mt 25, 1-3 ;

Question :"Quelqu'un ne pourrait-il pas trouver peu cha­ritables les cinq vierges sages de la parabole (Mt 25,1-13) qui n'ont pas voulu passer un peu de leur huile aux pauvres vierges folles?"

Réponse : Une telle question peut se poser si on ignore la vraie nature d'une parabole. Une parabole, c'est "un récit continu dans lequel une situation imagée est comparée à une autre, qui appartient à la réalité, sans que chaque détail de la parabole ait une fonction symbolique à part'' (Dictionnaire Encyclopédique de la Bible). En somme, une parabole décrit une réalité concrète, vivante, facile à saisir; mais, dans cette réalité, ce ne sont pas tous les points qui nous sont proposés en symbole.

Dans la parabole des dix vierges, quel est le point de la réalité qui nous est proposé en symbole? C'est facile à trouver, puisque la conclusion nous fournit en toutes lettres la leçon générale : "Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l'heure" (Mt 25,13). La vigilance des vierges sages, leur prudence, voilà ce qui est voulu comme symbolique dans la parabole. Tout le reste ne décrit la réalité que pour rester vivant et naturel, mais ne doit pas être pris en symbole ni en modèle ! Les vierges sages peuvent bien ne pas paraître très généreuses, mais ce point-là est laissé dans l'ombre, car l'Evangile ne projette sa lumière que sur leur vigilance.

Cf. No 105 des feuillets bibliques, Jean Martucci.

Et si l’huile représentait notre foi qui nous permettrait d’entrer pour les noces éternelles au moment de notre mort. Je ne peux partager ma foi à ce moment là.  Chaque croyant doit posséder sa réserve. Où vont les vierges folles dans la nuit, si ce n’est dans les milieux occultes.  

lundi 27 novembre 2017

Rédemption


QUESTION : Le mot "REDEMPTION" comme tel n'est pas écrit dans la Bible; comment pouvons-nous expliquer les divers termes qui lui sont rapprochés et quels sont ces termes?

REPONSE: Le mot "REDEMPTION", dans le sens spécial où nous l'entendons aujourd'hui: "mystère de Jésus-Christ donnant sa vie pour le salut des hommes", ne peut se trouver dans la Bible, du moins dans le texte original hébreu est la traduction par saint Jérôme, dans la Vulgate, du terme hébreu "goël".

Le "goël" désigne le proche parent qui doit remplir envers un membre de sa famille des devoirs particuliers: le racheter s'il devient esclave; racheter son champ lorsqu'il a été transféré; épouser sa veuve restée sans enfants; et, son obligation la plus stricte et la plus importante, venger le sang de ses proches s'ils viennent à être tués.

C'est par ce terme que les écrivains sacrés nous représentent Dieu comme le "goël" des siens: Dieu veut bien accepter, en faveur des justes et du peuple qu'il s'est choisi, les charges qui incombent au "goël" et les défendre contre ceux qui les oppriment. Dieu lui-même déclare dans l'Exode, 6, 6, qu'il sera le "goël"  de son peuple contre les Egyptiens: "Ne crains pas, lui dit-il dans Isaïe (43, 1,) Je suis ton "goël", je t'ai appelé par ton nom; tu es à moi." On pourrait citer de nombreux passages de la Bible où le mot "goël"  est traduit dans la Vulgate par le sens de Rédempteur ou de Rédemption.

Dans plusieurs de ces passages, le "goël"  qui sauve son peuple, et le Messie (Isaïe 35, 9, etc.) qui rachètera les hommes d'une captivité plus dure que celle de Babylone, celle du péché. Le livre de Ruth nous en parle longuement. Je vous invite à le lire, 4 petits chapitres !

Quant à l'idée de substitution, elle n'était pas étrangère à Israël. Un péché commis était racheté par l'offrande d'une victime qui subissait le châtiment à la place du coupable. Le Serviteur de Yahvé livré à la mort non pour ses péchés personnels, mais pour les péchés des autres. Cependant les Juifs n'ont pas compris la prophétie concernant le Messie souffrant. L'idée d'une rédemption par mort du Messie n'apparaît qu'exceptionnellement et cette méconnaissance du vrai caractère du Rédempteur était prédite par Isaïe « Qui a  pensé que pour nos péchés, il a été frappé à mort?"

Si le mot latin a remplacé le mot hébreu, c'est bien le même sens d'expiation et de rachat que nous livre le prophète Isaïe: "Il a été transpercé à cause de nos péchés, et c'est grâce à ses plaies que nous sommes guéris" (Isaïe, 53).

Cf. Feuillet biblique, no 40, par Jean Martucci prêtre.

jeudi 26 octobre 2017

Le Bon Samaritain



QUESTION : A quelle question Jésus répond-il en proposant la parabole du Bon Samaritain ?

RÉPONSE : Jésus propose la parabole  du Bon Samaritain à un juif qui lui demande : Qui est mon prochain ?

Nous y trouvons les conseils précieux pour notre propre conduite en terme de charité fraternelle.

Je vous invite à lire l’Évangile selon St Luc Lc 10, 29-38.

mercredi 20 septembre 2017

Descendre aux enfers

Question: — Comment concilier cette parole de Jésus au Bon Larron: "Aujourd'hui même tu seras avec moi en paradis" avec les mots du Symbole des Apôtres: "Il est descendu aux enfers"? Jésus est-il réellement descendu dans l'enfer des damnés?
Réponse: Le mot "enfer" peut être pris dans des acceptions diverses. Les Evangélistes y voient l'exclusion du Royaume accompagnée de peines éternelles; saint Jean y ajoute l'exclusion de la lumière, de la vie, et aussi le rejet dans les ténèbres en compagnie du diable. Tous y distinguent la peine du dam et les tourments qui s'y ajoutent. Il est impossible de penser que Notre Seigneur soit descendu dans ce lieu de mort et de désespoir, châtiment du péché.
Lorsque le Symbole des Apôtres parle de la descente du Christ aux enfers, il s'agit de tout autre chose. Les "enfers" signifient "les demeures secrètes des âmes attendant, dans la paix, le bonheur du ciel." Le péché avait fermé le ciel et les justes ne pouvaient y entrer avant que le Sauveur n'ait racheté le monde. Un lieu d'attente leur était réservé et c'est en ce lieu que le Christ se rendit après sa mort sur la croix. Ayant pris notre nature humaine, il en avait accepté toutes les conséquences, hors le péché, et, comme toute âme humaine, il resta dans ce séjour des morts jusqu'à la Résurrection, annonçant aux justes détenus en ce lieu leur prochaine délivrance.
Quant au mot "paradis" que l'on trouve dans Luc, XXIII, 43, il a le sens hébraïque de "jardin clos, lieu de délices où vont les âmes après la mort", mais il ne s'agit pas nécessairement du ciel, qui n'était pas encore ouvert aux hommes. Le corps du Sauveur et celui du bon larron allaient bientôt rester inanimés sur leurs croix. Le Christ promet au larron que son âme suivrait la sienne et que le jour même, il serait avec Lui au "paradis", ce séjour où les âmes des justes attendaient les effets de la Rédemption, jusqu'à ce que tous entrent avec Lui dans le ciel. Ainsi se concilient la parole de Jésus sur la croix et le texte du Symbole des Apôtres.

Cf. Feuillet biblique no 38.

mardi 29 août 2017

Arche d'Alliance



Arche d’alliance


QUESTION : Pourquoi au temps de David, le lévite Osée  ( Uzza )  fut il tué instantanément ? 
RÉPONSE : Je vous invite d’abord à lire le passage 2 Samuel 6, 3-12 ;
Notons que pour le peuple d’Israël, l’Arche d’Alliance est signe de la présence de Dieu parmi le peuple d’Israël depuis sa sortie de l’Égypte.
Avec ce passage qui nous est donné, l’Auteur biblique veut peut-être nous dire que personne ne peut mettre la main sur Dieu et penser le sauver.
Cf. Feuillet biblique no 36.

mardi 8 août 2017

Gédéon choisi par Dieu


QUESTION : Combien Gédéon avait-il de soldats au début de la campagne contre les Madianites et combien lui en reste-t-il après l’élimination faite par Dieu ?

RÉPONSE : Des 32,000 hommes que Gédéon avait avec lui, il en resta 300 pour le combat.

Pour trouver l’histoire qui nous la donne, je vous invite à lire l’histoire de Gédéon dans le livre des Juges les chapitres 6, 7, 8. Accordez moins d’attention aux détails historiques. Le texte est un peu long mais il vaut la peine d’être lu.

Portez votre attention surtout sur l’action de Dieu (l’Ange de Yahvé) qui nous montre que la victoire vient par la puissance de Dieu et non par le nombre de personnes. Il réalise avec l’homme sa mission de salut pour notre humanité.

Cf. Feuillet biblique, no 34

mercredi 19 juillet 2017

Miracles à Jéricho


QUESTION : Quel miracle de Jésus est attaché à la ville de Jéricho ?

RÉPONSE : Le texte de Mt nous signale que Jésus passant par la ville de Jéricho nous parle de la guérison  de deux aveugles. Jésus veut-il nous dire que nous le reconnaîtrons par sa grâce. Il veut aussi ouvrir les yeux de son peuple Israël pour qu’Il le reconnaisse comme son vrai Roi.

Je vous invite à lire le passage suivant. Mt XX, 29-34. 

Cf. Feuillet Biblique, no 19