dimanche 26 octobre 2014

Couronné de gloire


COURONNÉ DE GLOIRE ET D’HONNEUR

 

Ps 8, 4-9;

Présentation :

Quel enchantement pour le croyant aujourd’hui, qui reconnaît la merveille de l’action créatrice de Dieu dans sa création !

Merveille qui révèle la grandeur unique de son Créateur, jusque dans le don de son Fils, Jésus, pour manifester son amour.

8, 4._ A voir ton ciel, ouvrage de tes doigts,

la lune et les étoiles, que tu fixas,

8, 5._ qu'est donc le mortel, que tu t'en souviennes,

le fils d'Adam, que tu le veuilles visiter?

8, 6._ A peine le fis-tu moindre qu'un Dieu;

tu le couronnes de gloire et de beauté,

8, 7._ pour qu'il domine sur l'oeuvre de tes mains;

tout fut mis par toi sous ses pieds,

8, 8._ brebis et boeufs, tous ensemble,

et même les bêtes des champs,

8, 9._ l'oiseau du ciel et les poissons de la mer,

quand il va par les sentiers des mers.

 

Ps 8, 4-9;

 

Commentaire Supplément à Fêtes et Saisons n° 551  p. 15

Le psalmiste fait manifestement écho au récit de la création du monde et de l'homme, raconté en Gn 1. Pour lui aussi, le ciel et les astres qui y brillent ainsi que les oiseaux qui l'habitent, la terre et ses animaux, la mer et ses poissons sont autant de manifestations de la magnificence de Dieu et de la grandeur de son nom. Et comme l'auteur de la Genèse, le psalmiste s'extasie sur la place réservée à l'être humain dans cette oeuvre magnifique.

En un sens pourtant, l’être humain semble si petit devant l'immensité du cosmos ! Si petit aussi devant la grandeur de Dieu... Comment Dieu, si grand et qui a tant à faire pour veiller sur l'ensemble de la création, pourrait-il prendre souci du fils d'un homme? Eh bien, voilà la nouvelle extraordinaire. Non seulement Dieu s'occupe de l'homme, mais il lui a conféré une dignité incomparable et une responsabilité singulière par rapport à toute la création.

Oui, le nom de Dieu est grand. Mais celui de l'être humain aussi. Il est couronné de gloire et d'honneur, car l'être humain a mission de régner sur la création. Dignité royale sans doute, mais aussi vocation et responsabilité singulièrement exigeantes au coeur même de cette création. Cette dignité ne souffre aucun compromis et doit demeurer, dit Jésus, le seul critère pour évaluer la pertinence de La loi et des traditions qui en découlent.                                                                                               J.-P. P.

Lecture du jour : Gn 1, 20 – 2, 4a;  Mc 7, 1-13;

vendredi 24 octobre 2014

Le salut pour tous !


QUESTION : — « Il y a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus » (Mt 22, 14). Faut-il entendre par ces mots qu'un petit nombre d'âmes seulement sera sauvé?
REPONSE: La maxime prise en elle-même semblerait affirmer le nom­bre relativement inférieur des élus ou des sauvés par rapport à la multitude de ceux qui auraient pu l'être. Toutefois, il ne faut pas oublier que cette appréciation des nombres est elle-même très relative, et que la langue hébraïque, ignorant les formes comparatives, juxtapose des expressions positives, absolues là où nous inclurions des nuances comparatives. Ainsi "il y a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus" peut vouloir dire tout sim­plement "il y a PLUS d'appelés QUE d'élus". Ce texte semble se rap­porter à la première partie de la parabole du festin nuptial (Mt 22, 1-14) plutôt qu'à la deuxième. Puisque "la salle est comble" et qu'un seul est chassé, peut-être peut-il s'agir ici, non pas des élus en général, mais des Juifs, les premiers invités, qui ont traité indignement l'appel du Roi et que celui-ci a dû châtier. La parabole ne dit pas, mais n'exclut pas non plus, que quelque "peu" d'entre eux ont répondu et sont élus.
A la question théorique qu'on posa un jour à Jésus: "Seigneur, sont-ils rares ceux qui se sauvent?" il répondit en donnant un conseil tout pratique: "Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite" (Luc, 13, 23.24). On ne peut du reste fonder aucune présomption, quant au nombre des élus, sur les paraboles évangéliques. Dans la parabole des ouvriers de la vigne, tous sont récompensés; dans celle des vierges, cinq vierges sont reçues et cinq sont rejetées; dans celle des talents, deux serviteurs sont récompensés et un troisième est puni, etc. La question du nombre relatif des élus paraît donc être une de celles dont Notre Seigneur s'est réservé le secret.
Cf : feuillet biblique No 6, par Jean Martucci

jeudi 16 octobre 2014

Onction d'huile dans l'Ancien Testament


L’onction d’huile dans l’Ancien Testament et aujourd'hui?
QUESTION : Qui recevaient l’onction d’huile dans l’Ancien Testament ?
RÉPONSE : Il y a deux catégories de personnes qui recevaient l’onction d’huile dans l’Ancien Testament. Les Grands Prêtres et les Rois recevaient l’Onction d’huile dans l’Ancien Testament. Encore aujourd’hui avec les sacrements : Baptême, Confirmation, Ordination sacerdotale, Sacrement des malades nous font bénéficier de cette onction lors de la réception des sacrements.
Un auteur : Xavier Accart, diplômé en sciences religieuses, animateur d'une école d'oraison, nous donne un article sur ce sujet, article paru dans la revue « Prier » de Juillet-Août 2006.
                                                        Signes de vie
                                                L'huile ou la grâce de l'onction
Etre chrétien, c'est, littéralement, être "oint". C'est dire l'importance, parfois oubliée, du symbolisme de l'huile dans notre Église.

Les trois huiles

Avec l'été, l'huile d'olive (les deux mots ont la même racine latine) fait son apparition sur nos tables. Quelle magnifique substance sous le soleil, onctueuse et transluci­de ! Probablement faut-il être un peu méridional pour comprendre l'importance fondamentale qu'el­le pouvait avoir en Palestine, à côté du sel, du pain et du vin. Pendant des siècles, elle a égale­ment permis d'assurer la perpé­tuité de la lumière dans les mai­sons comme dans les sanctuaires. On comprend dès lors sa forte présence dans les Ecritures elles-mêmes : de la consécration de Béthel par Jacob, à l'onction d'Aaron et des rois d'Israël qui attendaient l'Oint du Seigneur (le Messie). Dans la parabole des dix vierges, Jésus la présente comme un symbole de la charité acqui­se ici-bas, alors que, dans celle du Bon Samaritain, il en fait, avec le vin versé sur les plaies du blessé, une figure des sacrements à venir. Pour dispenser ceux-ci, l'Eglise utilise trois huiles différentes qui sont bénies par l'évêque lors de la messe chrismale : celle des malades, celle des catéchumènes et le Saint Chrême. Les deux pre­mières, composées d'huile d'oli­ve pure, sont simplement bénies, avant et après la consécration. Le Saint Chrême est d'une compo­sition plus complexe, puisqu'on ajoute à l'huile une résine très odorante que l'on appelle baume. En outre, il n'est pas simplement béni mais consacré; il était même jadis "salué" en sa qualité de seconde chose la plus sainte après l'eucharistie.

Le Saint Chrême est en particu­lier utilisé lors de la confirmation et du sacre des évêques. Pénétrant l'être, il communique cet Esprit Saint descendu sur Jésus, après son baptême sous la forme d'une colombe. Que ce soit dans le cas de l'initiation chrétienne ou dans celle du sacrement de l'ordre, le chrême confère une certaine plé­nitude à celui qui en est oint. La grâce de cette onction, qui nous fait prêtre, roi et prophète, nous porte à témoigner de la douceur et à répandre la bonne odeur du Christ. Et à mesure que cela s'ac­complit, cette huile, comme le chantait David, fait "briller de joies nos visages".

Combien il y a de Psaumes


QUESTION : Combien y a-t-il de Psaumes ?
RÉPONSE : Les Psaumes sont au nombre de 150.
« Ce livre du Premier Testament est exceptionnel : à la différence de tous les autres il se présente, non comme la parole de Dieu aux hommes, mais comme les paroles données aux hommes pour qu'ils s'adressent à Dieu. Autre particularité : ce livre de prières juives a toujours été utilisé aussi par les chrétiens, notamment par les moines et les moniales, dans l'office des Heures qui rythme leur prière quotidienne. Précisons que nous désignerons ici les Psaumes selon la numérotation des Bibles modernes, qui suit celle de la Bible hébraïque, alors que tous les livres de prières catholiques suivent la Bible grecque des Septante, qui les décale d'un chiffre depuis le Ps 10 (= 9 B) jusqu'au Ps 147 (= 146-147). »
Cf : p. 496 ; La Bible et sa culture,  Ancien Testament, par Michel Quesnel et Philippe Cruson. Éd. Desclée de Brouwer, 2000

Où fut enterré Abraham


QUESTION : Où fut enterré Abraham ?

RÉPONSE : Abraham fut enterré dans une grotte  vis-à-vis de Mambré. Au livre de la Genèse, ch. 25, 7-11 on nous parle des derniers instants de la vie d’Abraham et de sa sépulture par ses fils Ismaël et Isaac. On prend soin de signaler que c’est le champ acheté des fils de Hêt  par Abraham  (Gn 23). Terrain très chèrement payé ! Première parcelle de la terre promise par Dieu. Là est enterrée Sara.

mercredi 8 octobre 2014

LE PREMIER CHEMIN D’ÉVANGILE
Ps 1, 1a.c-4.6a;
Présentation : Le Psaume 1 sert d’introduction au psautier. En langue hébraïque, la première lettre du psaume est la première lettre de l’alphabet hébreu et la première lettre du dernier mot est la dernière lettre de l’alphabet hébreu! Ce psaume nous est donc présenté comme le résumé de tout l’enseignement de la Loi et des prophètes. Jésus reprendra cet enseignement dans l’Évangile plus spécialement dans les Béatitudes; nous trouvons un choix toujours proposé à l’être humain : d’un côté la route qui aboutit au mal; et de l’autre la route de la vie qui mène au bonheur. Nous y reviendrons. Heureux l’être humain qui prend la voie du bonheur!

Ps 1, 1a.c-4.6a;
1._ Heureux est l'homme qui ne suit pas le conseil des impies, ni au siège des railleurs ne s’assied,
2._ mais se plaît dans la loi de Yahvé, mais murmure sa loi jour et nuit !
3._ Il est comme un arbre planté près des ruisseaux; qui donne du fruit en la saison et jamais son feuillage ne sèche; tout ce qu'il fait réussit.
4._ Pour les impies, rien de tel ! Mais ils sont comme la bale qu’emporte le vent :
6._ Car Yahvé connaît le chemin des justes.

Commentaire de Supplément à Fêtes & Saisons n° 551,
Ce n'est sans doute pas un hasard que le premier mot de tout le psautier soit une proclamation de bonheur: «Heureux». C'est la porte d'entrée, le point de départ de tout itinéraire spirituel. A l’autre extrémité du psautier (Ps 150, 6), le mot de conclusion sera «Alleluia», ce cri dédié à la louange de Dieu. Tels sont les deux pôles autour desquels gravitent toutes les émotions et tous les accents du psautier. Et les deux ne sont pas en concurrence, mais bien en interaction et en solidarité, selon le très beau mot de saint Irénée : « La gloire de Dieu, c'est l’homme vivant » ou, pourrait-on paraphraser à la lumière du psaume, « l'homme heureux». De quoi ce bonheur est-il fait? D'une communion quotidienne et constante avec la « loi de Yahvé », c'est-à-dire avec sa parole, avec son alliance, avec sa présence. Communion qui, loin d'être subie, est source de ravissement et de contentement : «Heureux l’homme qui... se plait dans la loi de Yahvé». Le psalmiste traduit ce bonheur par une image qui pourrait bien être empruntée au prophète Jérémie (Jr 17), celle de l’arbre enraciné dans un milieu favorable, «près des ruisseaux», et dont le feuillage se renouvelle sans cesse. «Heureux», c'est aussi le premier chemin d'évangile, les premiers mots de la nouvelle Torah, de la nouvelle alliance proclamée par Jésus devant les foules.

Symboles bibliques de Jésus


QUESTION :  Pouvez-vous donner trois symboles bibliques du Christ ?

REPONSE : La manne, le poisson, la vigne; … et plusieurs autres personnes, animaux ou autres qui nous rappellent ou nous annoncent Jésus, son action ou sa personne, comme : la source, l’agneau, le berger…